Moins d’impôts Plus pour vivre
Aujourd’hui, la population bernoise supporte l’une des plus lourdes charges fiscales de Suisse. Avec notre initiative populaire, nous allons changer cela !
L’initiative appelle à une réduction d’au moins
20 % des impôts cantonaux sur le revenu pour toutes et tous, afin que les habitants du canton de Berne aient de nouveau plus d’argent pour vivre, pour leur quotidien, pour leur famille, pour se faire plaisir et pour financer leurs projets personnels.
Pour que le canton de Berne ne soit plus un enfer fiscal.
Malgré des recettes fiscales très élevées de plus de 6 milliards de francs en 2025 et, avec désormais 1,7 milliard de francs, l'un des montants les plus élevés perçus au titre de la péréquation financière 2027, le canton refuse d'accorder un allègement fiscal substantiel à sa population. C'est inacceptable !
La pression fiscale ne se limite pas aux personnes à très hauts revenus ; elle touche tout le monde. Dans le canton de Berne, les personnes seules, les familles et les ménages aux revenus moyens paient beaucoup plus qu'ailleurs. Qui plus est, les primes d'assurance-maladie et les autres charges quotidiennes augmentent. Le pouvoir d'achat de la classe moyenne et des familles se réduit comme peau de chagrin.
Presque tous les cantons montrent qu'il est possible de garantir un service public de qualité avec des impôts moins élevés. Alors, pourquoi pas le canton de Berne ?
Canton de Berne, la folie fiscale : ici, une famille de quatre personnes disposant d’un revenu total de 125'000 francs paie 7'800 francs d’impôts cantonaux sur le revenu. C’est deux fois plus qu’à Lucerne. La comparaison avec le canton du Valais, lui aussi bilingue, est encore plus frappante : la même famille n’y paie que 2'690 francs, soit plus de 5'000 francs de moins. C’est beaucoup d’argent !
L'initiative fiscale du PLR bernois allégerait la charge de cette famille de 1'500 francs. Elle améliorerait également la position du canton dans le classement fiscal cantonal. Et surtout, elle réduirait l'écart avec les cantons voisins, ce qui rendrait notre canton à nouveau plus attractif pour y vivre et y travailler.
| Rang | Canton | Impôts cantonaux en francs |
|---|---|---|
| 1 | ZG | 179 |
| 2 | SZ | 1’560 |
| 3 | TI | 2’691 |
| 4 | VS | 2’692 |
| 5 | ZH | 2’947 |
| 6 | SH | 3’076 |
| 7 | GR | 3’464 |
| 8 | TG | 3’610 |
| 9 | SG | 3’730 |
| 10 | LU | 3’907 |
| 11 | NW | 3’940 |
| 12 | UR | 4’009 |
| 13 | OW | 4’094 |
| 14 | AG | 4’155 |
| 15 | BS | 4’179 |
| 16 | GL | 4’338 |
| 17 | AR | 4’407 |
| 18 | AI | 4’431 |
| 19 | GE | 4’515 |
| 20 | SO | 4’994 |
| 21 | FR | 5’728 |
| 22 | JU | 6’202 |
| – | BE −20% | 6’243 |
| 23 | BL | 6’403 |
| 24 | BE | 7’804 |
| 25 | VD | 7’913 |
| 26 | NE | 8’250 |
Famille, mariés, deux enfants, revenu annuel : 125’000 francs Impôts cantonaux aujourd’hui : 7’804 francs Impôts cantonaux avec l’initiative : 6’243 francs Économie : 1’561 francs
Personne seule, sans enfant, revenu : 70’000 francs Impôts cantonaux aujourd’hui : 6’056 francs Impôts cantonaux avec l’initiative : 4’845 francs Économie : 1’211 francs
Couple de retraités, mariés, rente de 90’000 francs Impôts cantonaux aujourd’hui : 7’739 francs Impôts cantonaux avec l’initiative : 6’191 francs Économie : 1’548 francs
Couple marié, sans enfant, revenu annuel de 250’000 francs Impôts cantonaux aujourd’hui : 27’825 francs Impôts cantonaux avec l’initiative : 22’260 francs Économie : 5’565 francs
Les exemples sont fournis uniquement à titre indicatif. La charge fiscale globale dépend, entre autres, du lieu de résidence, de la situation personnelle et des déductions applicables.
Source :
Administration fédérale des contributions (AFC), statistiques de charge fiscale selon la situation géographique 2024
Le moment est venu de passer à l’action.
La revendication est simple : à l’avenir, toute personne imposable dans le canton de Berne paiera au minimum 20 % d’impôts cantonaux sur le revenu en moins.
L’initiative bernoise relative aux impôts ne crée pas de régime particulier pour certains groupes de revenus. Le même pourcentage de réduction s’applique à tout le monde.
Une personne qui, par exemple, paie aujourd’hui 5’000 francs d’impôts cantonaux sur le revenu paiera à l’avenir au minimum 1’000 francs de moins. Et selon cette même logique, une personne payant 10’000 francs bénéficiera d’un allègement fiscal d’au moins 2’000 francs.
| Impôts cantonaux actuels en CHF | Impôts cantonaux avec l’initiative en CHF |
Économie de 20 % en CHF |
|---|---|---|
| 5’000 | 4’000 | -1’000 |
| 10’000 | 8’000 | -2’000 |
| 12’500 | 10’000 | -2’500 |
| 15’000 | 12’000 | -3’000 |
| 25’000 | 20’000 | -5’000 |
| 50’000 | 40’000 | -10’000 |
L’objectif sera inscrit dans la constitution cantonale et sera contraignant. Le gouvernement et le Grand Conseil recevront ainsi pour mandat d’appliquer durablement une baisse d’impôts d’au moins 20 %.
Initiative constitutionnelle visant à réduire la quotité de l’impôt cantonal (initiative bernoise relative aux impôts)
Le libellé n’a pas encore fait l’objet d’un examen préalable officiel. Le texte figurant sur la liste de signatures fait foi.
Art. 104 al. 2bis Constitution du canton de Berne (nouveau)
2bis Les impôts cantonaux sur le revenu des personnes physiques doivent être réduits durablement d’au moins 20 % par rapport à la charge fiscale applicable au moment de la votation populaire. La réduction s’effectue en fonction de la quotité d’impôt. Sont réservés les impôts sur le revenu provenant des gains de jeux d’argent et les impôts à la source. La loi régit les modalités.
Disposition transitoire relative à l’art. 104 al. 2bis
1 L’article 104, alinéa 2bis entre en vigueur au plus tard deux ans après son approbation par le peuple et s’applique pour la première fois à la période fiscale suivant l’entrée en vigueur.
2 Le Grand Conseil adapte la loi fiscale au plus tard à cette date.
3 Si les dispositions légales nécessaires n’entrent pas en vigueur dans les délais, l’article 104, alinéa 2bis est directement applicable ; la quotité de l’impôt cantonal doit être réduite en conséquence.
La collecte de signatures débutera le 25 novembre 2026. À partir de cette date, vous pourrez également télécharger et commander des feuilles de signatures sur ce site.
Questions et réponses
La baisse d’impôts ne s’élève-t-elle pas à près de 800 millions de francs ?
Le montant articulé d’environ 776 millions de francs correspond à la diminution directe des recettes du canton. Il ne tient toutefois pas compte des effets de la baisse d’impôts sur les particuliers et les entreprises.
Un canton plus attractif, aussi bien pour y vivre que pour y travailler, a toutes les cartes en main pour réduire le nombre de départs, attirer de nouveaux contribuables, favoriser l’emploi et stimuler l’activité économique. Autant d’atouts qui génèrent, à leur tour, de nouvelles recettes.
Cependant, ces retombées ne compensent pas de façon immédiate et en intégralité la baisse des recettes ; elles doivent être prises en compte dans une évaluation à long terme.
De plus, la baisse d’impôts n’aura pas lieu du jour au lendemain. Le gouvernement et le Parlement disposeront en effet de deux ans pour passer en revue les dépenses et fixer des priorités.
Où le canton doit-il faire des économies ?
L’initiative ne définit pas les domaines où des changements doivent être apportés. Cette responsabilité incombe au Conseil-exécutif et au Grand Conseil.
C’est à eux qu’il revient d’examiner les missions étatiques, de définir des priorités et d’utiliser au mieux les ressources disponibles.
D’autres cantons montrent qu’il est tout à fait possible d’offrir de bonnes prestations publiques avec une charge fiscale nettement plus faible.
Les écoles, les réductions de primes ou encore la culture sont-elles menacées ?
L’initiative ne revendique pas de réduction générale sur les prestations étatiques. Elle demande une charge fiscale plus faible, qui soit comparable aux autres cantons suisses.
Le gouvernement et le Parlement continuent de décider de la manière dont le canton organise et finance ses missions. L’initiative les contraint toutefois à fixer des priorités claires et à utiliser efficacement les ressources disponibles.
L’initiative ne profite-t-elle pas en premier lieu aux personnes disposant de très hauts revenus ?
Les impôts cantonaux sur le revenu doivent diminuer d’au moins 20 %, un pourcentage identique pour tout le monde.
Par conséquent, les personnes s’acquittant aujourd’hui d’un montant d’impôt plus élevé bénéficieront d’une réduction plus importante en francs. Les exemples comparatifs montrent cependant que les personnes seules et les familles à revenu moyen sont, elles aussi, fortement imposées dans le canton de Berne ; elles bénéficieront donc d’un allègement significatif.
Voici un exemple : selon les calculs, une personne seule disposant d’un revenu de 70’000 francs obtiendrait plus de 1’200 francs par an de réduction.
Berne deviendra-t-il ainsi un canton à faible fiscalité ?
Non. Même après une baisse de 20 %, le canton de Berne ne fera pas partie des cantons à la fiscalité la plus basse.
L’initiative vise simplement à faire remonter Berne de la 24e place vers le milieu du classement suisse. Il ne s’agit pas d’un dumping fiscal, mais d’un allègement raisonnable.
Une stratégie fiscale n’a-t-elle pas déjà été élaborée par le Conseil-exécutif ?
Le Conseil-exécutif prévoit en effet des allègements fiscaux d’ici à 2030. Mais cette stratégie constitue une simple déclaration d’intention politique et n’est en aucun cas contraignante.
L’initiative va plus loin en inscrivant l’objectif dans la constitution cantonale. L’allègement devient ainsi un mandat obligatoire donné par la population, sans possibilité qu’il soit repoussé indéfiniment à chaque débat budgétaire.
La baisse de l’impôt sur les entreprises ne suffit-elle pas ?
Il est important que les entreprises paient moins d’impôts, mais cela ne résout pas le problème pour les personnes physiques.
Les entreprises ont besoin de personnel qualifié. Si le canton de Berne maintient son manque d’attractivité fiscale pour les personnes qui souhaiteraient y élire domicile, il devient plus difficile pour les entreprises d’attirer des collaboratrices et des collaborateurs et de les conserver sur le long terme.
Il faut les deux : des conditions avantageuses pour les entreprises et une charge fiscale raisonnable pour la population.
Cela va-t-il tout simplement entraîner une hausse des taxes ou une baisse des déductions ?
L’initiative s’intéresse à la charge fiscale des personnes physiques dans sa globalité et s’évertue à empêcher qu’une baisse des impôts sur le revenu soit compensée par d’autres mesures fiscales.
Le texte exact de l’initiative et les explications juridiques seront intégralement accessibles sur le site web.
Une initiative populaire est-elle vraiment nécessaire ?
En principe, le gouvernement et le Grand Conseil peuvent réduire les impôts sans initiative populaire. Toutefois, les dernières années montrent qu’aucun allègement contraignant et digne de ce nom n’a eu lieu.
L’initiative populaire permet à la population de donner un mandat clair.
Par leur signature, les électrices et électeurs soutiennent, dans un premier temps, la possibilité pour la population de voter sur ce mandat.
Pourquoi maintenant ?
La charge fiscale élevée affaiblit le pouvoir d’achat et l’attractivité du canton.
Plus Berne s’éternisera dans le bas du classement fiscal, plus les personnes à hauts revenus et le personnel qualifié si nécessaire risqueront de s’installer dans des cantons plus attractifs.
Face à une situation financière tendue, Berne a besoin d’une stratégie capable de renforcer à long terme la puissance économique, les emplois et les recettes fiscales.
La réduction s’applique-t-elle vraiment à tout le monde ?
Oui. Toute personne imposable dans le canton de Berne paiera au minimum 20 % d’impôts cantonaux sur le revenu en moins.
Le même pourcentage de réduction s’applique à tout le monde. Il n’est prévu aucun taux d’allègement différencié selon le groupe de revenus.
Pour prendre nous-mêmes le taureau par les cornes.
L’initiative relative aux impôts est portée par le PLR du canton de Berne. D’autres organisations et personnes soutiennent cette démarche, car elles considèrent, elles aussi, que la charge fiscale cantonale très élevée constitue un problème croissant pour la population et pour l’attractivité économique.
Comité d’initiative
Jean-Pierre Bonny, Bremgarten Sandra Hess, Nidau Peter Aeschimann, Matten bei Interlaken Daniel Arn, Muri b. Berne Käthi Bangerter, Aarberg Stefanie Barben-Kohler, Langenthal Christine Beerli, Bienne Laura Bircher, Gümligen Claudine Esseiva, Berne Peter Flück, Interlaken Peter Haudenschild, Niederbipp Christa Markwalder, Burgdorf Stefan Nobs, Lyss Pauline Pauli, Nidau Sibylle Plüss-Zürcher, Boll Carlos Reinhard, Thoune Bruno Riem, Wichtrach Hans Schär, Schönried Jason Steinmann, Ittigen Pierre Triponez, Muri b. Berne Christian Wasserfallen, Berne Andreas Wyss, Kirchberg BE Christoph Zimmerli, Berne
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